SONDAGE CLUSTER 17 x POLITICO. L’ancien Premier ministre chute de 3 points par rapport à notre enquête précédente, tandis que Jean-Luc Mélenchon reste haut et Marine Le Pen monte.
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Mauvaise nouvelle pour Edouard Philippe : l’ancien Premier ministre n’avait déjà pas réussi à enclencher une dynamique dans sa campagne, il chute désormais dans les intentions de vote et se classe bon troisième, derrière Jean-Luc Mélenchon.
Le maire du Havre perd 3 points dans une nouvelle enquête réalisée par l’institut Cluster 17 pour POLITICO, du 19 au 20 octobre, passant de 19% à 16% des intentions de vote, par comparaison avec notre étude précédente réalisée les 15 et 16 septembre. Il est désormais nettement devancé par Jean-Luc Mélenchon, qui, lui, est quasiment stable à 18,5% (-0,5).
A ce stade de la campagne, l’Insoumis est donc le mieux placé pour se qualifier pour le second tour face à Marine Le Pen, quelles que soient les configurations.
La candidate du RN, elle, ne pâtit manifestement pas de la révélation par Mediapart fin septembre d’anciens écrits antisémites attribués à Jordan Bardella, et reste hyperfavorite du premier tour, avec 33% d’intentions de vote lorsque Philippe représente le bloc central, contre 31% dans notre dernière enquête.
A noter : fraîchement auréolé de sa victoire dès le premier round à la primaire du PS et de Place publique, Raphaël Glucksmann, lui, passe de 12% à 13% des intentions de vote, en légère dynamique. Dans le détail, selon Cluster 17, le social-démocrate récolterait 29% des voix des électeurs d’Emmanuel Macron en 2022, ce qui explique en partie pourquoi seuls 49% d’entre eux voteraient Philippe.
“Glucksmann progresse parce que Philippe ne s’adresse pas assez à l’aile sociale-démocrate de l’espace modéré”, note Jean-Yves Dormagen, président de Cluster 17.
Quant au candidat des Républicains, Bruno Retailleau, il ne décolle toujours pas, mais se maintient avec 7,5%-8% des intentions de vote. Il a toutefois une nouvelle raison de s’inquiéter : lorsque David Lisnard, étiqueté Nouvelle Energie, est testé lui aussi, il atteint les 8%, grappillant des points à Le Pen (30,5%), Retailleau (7%), ainsi qu’Eric Zemmour (qui passe de 4% à 3,5%).
La cote du maire de Cannes, pourtant encore méconnu d’une partie des Français, s’explique parce qu’il “répond à une forte demande de libéralisme du centre et même de miléisme des très conservateurs”, commente Jean-Yves Dormagen, en référence au président argentin Javier Milei.
Testée également par Cluster 17, l’hypothèse d’une candidature de Gabriel Attal à la place de celle d’Edouard Philippe ne donnera guère plus d’espoir aux partisans du bloc central : le secrétaire général de Renaissance recueillerait 12% des voix aujourd’hui, contre 13,5% selon le même institut au mois de septembre. Dans ce scénario, Jean-Luc Mélenchon grimperait lui à 19,5% et Raphaël Glucksmann à 14%. (*) Sondage réalisé du 19 au 22 octobre auprès d’un échantillon de 3 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus grâce à la méthode des quotas. L’enquête a été réalisée via un questionnaire autoadministré en ligne. La marge d’erreur est comprise entre 0,8 et 1,8 point.
La nouvelle édition de l’enquête mensuelle de Cluster 17 pour POLITICO montre que Marine Le Pen est encore moins rejetée par les Français qu’au mois de septembre. Reste un mince motif d’espoir pour le bloc central.
POLITICO et Cluster 17 s’associent pour publier un baromètre mensuel permettant de mesurer le niveau de rejet des principaux candidats à la présidentielle dans l’opinion. Et donc, en creux, leur véritable capacité de rassemblement au second tour.
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